[RP] Une menace oubliée

 
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Confucius
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MessagePosté le: Lun Avr 23, 2007 1:21 am    Sujet du message: [RP] Une menace oubliée Répondre en citant

Mont Parnasse, grèce en l'an 2006

Au petit matin, un camp d’archéologues au centre de ruines, qu’était autrefois le sanctuaire de Delphes, est déjà bien mouvementé. Après plusieurs mois de recherches et de fouilles, un premier succès a vu le jour. Quelques ouvriers ont déterré des reliques, accompagnées de fragments d’os encore non identifiables.
Un petit homme moustachu, âgé d’une cinquantaine d’années, sort de sa tente en courant vers la nouvelle découverte.

"Ah Dr. Klein, vous voilà. Regardez, les ouvriers viennent de trouver ceci !"

La jeune grecque Maria, assistante de Dr. Klein, était déjà sur les lieux, toute excitée par une découverte si attendue.

"Bonjour ma chère Maria, laissez nous voir ces reliques de plus près !"

L’archéologue examine les trouvailles qui sont des vases, outils et divers choses de l’antique. Mais son regard reste finalement fixé sur un coffret en marbre blanc, couvert avec des inscriptions en greque ancien.

"Amenez moi ce coffret dans ma tente !" dit-il avec un ton rêveur, avant de repartir vers cette tente, qui lui sert également comme laboratoire. La jeune Maria, étonnée du comportement de Dr. Klein, le suit en demandant:

"Qu’est-ce qu’il y a Dr.? Qu’avez vous vu?"

"Plus tard Maria ! Je dois examiner ce coffret d’abord, revenez ce soir. Je crois que nous avons découvert quelque chose de formidable.", et il disparaît derriere les draps simulant l’entrée du laboratoire.

Le soir tombé, Maria se rend au laboratoire, afin de savoir ce que son mentor a pu découvrir.

"Dr. Klein? Etes vous la?"

"Oui, entrez Maria. Vous tombez bien…"

"Avez vous déjà trouvé quelque chose d’intéressant?" demande-t-elle impatiente.

"Vous voyez les inscriptions du coffret de marbre? Je les ai traduit entre temps."

"Et que disent ces inscriptions?"

"Elles parlent d’une légende du sanctuaire de Delphes. Attendez, je vais vous le lire:

Avant Apollon, Gaia la terre et Poséidon le dieu de la mer, avaient en ce lieu, appelé Pytho, un sanctuaire gardé par un affreux dragon, Python, qui terrorisait le pays. Les oracles rendus par Gaia s’exprimaient par le bruissement des feuilles de laurier. Le lieu était considéré comme le centre du monde car deux aigles envoyés par Zeus, l’un de l’ouest, l’autre de l’est, s’y étaient rencontrés.

Quand Apollon arrive à Delphes, il tue Python. La bête énorme et géante, le monstre sauvage qui sur la terre faisant tant de mal aux hommes, gisait à terre en poussant de grands râles et se roulait sur place. Puis il y eut une clameur prodigieuse, inexprimable. Le monstre se tordit furieusement ici et là dans la forêt et rendit l’esprit en exhalant un souffle ensanglanté. Alors Apollon dit fièrement : « Maintenant, pourrit ici, sur la terre nourrissière d’hommes. Tu ne feras plus le malheur ni la perte des mortels qui vivent en ce monde. »

Python vaincu, les dieux ont enterré son corps quelque part à Delphes et enfermé son esprit dans une autre realité, afin qu’il ne puisse revenir dans la notre.
Cette histoire devenue une légende et ensuite oubliée par les mortels, personne ne remarquait que le sceau perdait en puissance. Python encore enfermé, en forme d’esprit, saisit l’opportunité de la faiblesse du sceau pour influencer les humains et préparer sa libération.
"


"Cette légende est bien connue ici en grèce. Rien de spectaculaire…" dit Maria un peu déçue.

"Je sais, mais ce qui est étrange, sont les parchemins que j’ai trouvé dans le coffret."

"Parchemin?" demande-t-elle de nouveau toute curieuse.

"D’après ce que j’ai déjà lu, on pourrait croire qu’il s’agit de mémoires des differents témoins d’une tragédie arrivée ici à Delphes même. Je n’ai encore pas pu traduire tous les parchemins, mais lisez par exemple celui-là. Ce sont les mémoires d’un général de l’Epire, d’une personne servant le dieu Hadès et s’appelant eux mêmes les spectres…"

"Je m’appele Lucifer, général des armées d’Hadès. J’écris ces quelques lignes afin de témoigner des derniers événements passés ici à Delphes et de laisser un avertissement aux futures générations qui suivent.
Le matin, j’avais l’habitude de passer à la salle d’entrainement au Nekyomantéion pour voir où en étaient les recrues avec leurs exercices de combats. Je restais placé sur un petit talus, afin d’observer en toute tranquilité leurs efforts qu’ils employaient pour pouvoir entrer dans nos légions, quand soudain… une sorte de flash m’éblouit la vue, avant que je perde connaissance.

Lorsque je revenais à moi, j’étais completement désorienté. Je ne me trouvais plus au Nekyomantéion, mais dans un autre sanctuaire que je ne connaissais pas encore. En regardant autour de moi, j’aperçu d’autres guerriers, eux aussi encore allongés au sol. Mais ils ne tardèrent pas à s’éveiller l’un après l’autre. Je voyais Arawynn, puis Rhaziel également surprit d’avoir atterrit dans cet endroit, comme aussi des anges, chevaliers ou marinas.

étrange… pensais-je. Finalement, nos regards restèrent fixés vers un objet lumineux, ressemblant à une urne sacrée. Mais en observant cet objet, une drôle de sensation traversait mon corps. Comme une envie folle d’obtenir cette urne, de la faire mienne, mélangée à une rage féroce voulant empécher les autres de me la prendre. Cette sensation devenait si forte et incontrôlable, que l’inévitable arriva… Le sang commença à couler…"


"Mais c’est quoi cette histoire de fou? Avez vous la suite?" demande Maria perplexe.

"Je ne l’ai pas encore trouvé. Sinon voilà encore d’autres parchemins que j’ai traduis…"
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MessagePosté le: Ven Mai 18, 2007 4:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La nuit était enfin tombée. La pleine lune inondait de sa lumière argentée tout le périmètre des fouilles archéologiques. Dans la tente Maria et le docteur Klein avaient des montées d’adrénaline et d’excitation mêlées. Chaque mot et chaque seconde bouleversaient toutes les recherches historiques du passé. Les vieilles mythologies refaisaient surface, balayant toutes les croyances établies.
Les parchemins et le coffret valaient à eux seuls autant que la pierre de Rosette de Champolion le découvreur français.

Le docteur prit délicatement le parchemin. D’une couleur ocre, celui ci paraissait en bon état malgré les siècles passés dans sa petite boîte. L’écriture semblait être du grecque ancien avec quelques nuances et aussi des signes cabalistiques inconnus , même pour le grand savant qu’ était le docteur Klein. Une poussière tomba lorque celui-ci le souleva. Il le déroula lentement et quelques morceaux s’échappèrent.


« Voilà ce que cela raconte » dit il finalement , « c’est encore écrit par ce… Lucifer !! C’est curieux comme nom pour un guerrier de la Grèce antique. Ce syncrétisme m’étonne !! »

Les combats étaient irréels , les chevaliers d’Athéna, les spectres, les anges et les marinas s’entre-tuaient avec une violence et une barbarie inimaginable. Les vainqueurs s’acharnaient sur les vaincus. Les membres coupés et les têtes meurtries s’entassaient sur le champs de la bataille. Le sang coulait à flot comme une rivière en crue. Moi même , pourtant habitué aux combats, à la sueur et aux cris, succombai à cette fureur. J’ai du écraser la tête de ce chevalier jusqu’à ce que je n’entende plus ses os craquer sous mes pieds.
Il faisait une chaleur étouffante et le vent ne soufflait plus. Après des heure de lutte , les quelques survivant prenaient un peu de repos. Les forces étaient à peu prés égales et la furie ne devait pas tarder à recommencer… une fois les ressources physiques et morales retrouvées.

Les combats allaient recommencer , les adversaires se fixaient d’un regard haineux., cela n’était plus qu’une question de temps…


Mais personne ne remarqua le subtil et sournois piège qui se refermait sur nous. Personne ne remarqua le sang. Le sang coulait lentement comme un ruisseau asséché jusqu’à l’urne. Plutôt sous l’urne , plus précisément , et le sang disparaissait sous le sol et semblait faire revivre cet objet. L’ urne commençait à briller d’une lumière pâle et diffuse mais personne ne s’en souciait. Une cosmo énergie surpuissante était sur le point de nous écraser mais personne ne le ressentait. Nos sens étaient bien sûr perturbés par une puissance que nous allions pas tarder à découvrir.

La lumière diffuse se transforma en clarté éblouissante, tous les combattant furent aveuglés par autant de force et de haine autour d’eux. Leur sens n’étaient plus brouillés, mais ils se rendirent compte de l’horreur dans laquelle ils étaient embourbés. Mais il n’y eu pas de temps pour les remords et les regrets. La terre se mit à trembler, le sol s’ouvrit de multiples crevasses. L’urne éclata dans un fracas étourdissant. Sous mes yeux grands ouverts je vis revivre le monstre , la chimère oubliée, la menace oubliée. Un dragon-serpent énorme, hideux , dégageant une force inouïe !! Sa couleur grisâtre et sa peau épaisse , peinte de multiples caractères cabalistiques me mirent sur la voie pour découvrire de quoi il s’agissait. C’était Python, le monstre vaincu par Apollon lui même avant de construire le fameux sanctuaire de Delphes. Il était là devant nous. L’urne se reforma devant lui et il l’avala avidement.





Les spectres et autres chevaliers étaient tous sur leurs gardes , ayant maintenant un ennemi commun…en apparence !
Le plus dur arriva des profondeurs de la terre, pour un guerriers encore en vie , il arriva une bête hideuse, mi homme mi serpent, ils arrivèrent en sifflant comme des vipères. Ils étaient affublés d’une peau de cuir épaisse faisant office d’armure. Leurs pupille de chat nous fixèrent tous intensément et ils se ruèrent sur nous .






Les combats d’un nouveau genre pour la plupart des soldat ici présents commencèrent….

Dans le même temps , Python ouvrit une grande faille dans le sol et s’y engouffra , personne ne pouvait le suivre, et personne n’aurait pu le retenir de toutes façons…




« Voilà ce que dit ce parchemin, je suis stupéfait Maria, ce remet en cause tellement de choses…. »

« Docteur ne croyait vous pas que tout cela puisse être qu’une abominable farce » dit elle …

« Hum… je vois que ton esprit critique est toujours aussi affûté mais… la datation au carbone 14 nous permettra de répondre à ta question ! »
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MessagePosté le: Sam Juin 02, 2007 7:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

"Professeur Klein, peut-être devrions nous nous reposer un peu ne pensez vous pas ?"

Le scientifique tourna la tête vers l'horloge suspendue, on ne savait comment, à l'un des piques de l'imposante tente. Sur son cadran, les aiguilles indiquaient trois heures du matin.

"Je suis, tout comme vous, excitée par cette découverte, mais la journée de demain risque d'être tout aussi longue."

La moustache du Dr Klein plissa par le sourire du scientifique.

"Vous êtes ma "raison" Maria. Vous avez raison, il nous faut prendre du repos, même si je doute pouvoir trouver le sommeil."

"Je comprends Professeur, tâchez de vous reposer quand même."

"Merci, bonne nuit Maria."

La jeune femme sorti de la tente, laissant l'homme seul parmi ces écrits. Tournant autour de la table où ils étaient déposés, le professeur ressemblait à un fauve en cage, puis fini par rejoindre son lit de camp, non sans jeter un dernier coup d'œil à la table de travail. Petit à petit la fatigue entreprit son travail de sape et l'homme, rejoignit les bras de Morphée.

Le lendemain, les fouilles avaient repris sur l'ancien sanctuaire de Delphes, tandis que le professeur Klein continuait ses traductions, encore de nombreux récits de combats entre les rejetons de Python et les serviteurs des dieux Grecs.
En fin de matinée l'ouverture de la tente laissa passer le frêle corps de la jeune grecque.

"Alors Professeur que donnent ces autres écrits ? Avez-vous trouver du nouveau ? Une date peut-être ?"

"Rien de nouveau non, mais tout ceci est tellement fascinant, imaginez que bon nombre de mes confrères vendraient leur âme pour ce genre de découverte."

"Je l'imagine aisément" répondit Maria, le sourire aux lèvres.

"Qu'avez-vous là ?" Demanda le professeur Klein en désignant de sa main droite un linge dans les bras de Maria.

"Nos ouvriers ont fait une nouvelle découverte, à une dizaine de mètres de la là où nous avond découvert le coffre."

La jeune femme s'avança vers la table de travail et ouvrit délicatement le morceau de tissu, découvrant ainsi une besace, abîmée certes, mais encore en l'état si l'on considérait son âge.

"Ils l'ont découvert coincé derrière une grosse pierre du Sanctuaire, tout juste déblayée ce matin. Je me suis dit que vous vouliez avoir le privilège d'en prendre connaissance en premier Professeur."

"Vous avez bien fait !" répondit le professeur, les yeux émerveillés comme ceux d'un enfant devant ses cadeaux le matin de Noël.

Tout doucement il il ouvrit le sac et en sortit avec la même précaution le contenu : un morceau de tissu où devait se trouver quelques rations, une gourde brisée, certainement suite au choc contre la pierre, quelques pièces et de nouveau des écrits.
Ces derniers étaient en moins bon état et l'écriture était bien moins soignée que ce qui avait été jusque là lu dans le coffre la veille.
Tandis que Maria nettoyait et étiquetait les objets de la besace, le professeur s'essaya avec difficultés à la traduction des parties encore lisibles des écrits. Vers midi, le silence de la tente fut brisé par la voix grave du cinquantenaire.

"Si j'en crois ce qui est écrit, il s'agit des mémoires d'un homme, un dénommé Valios, possédant le rang de Stratège dans l'armée d'Athéna."

"Incroyable, je savais mes ancêtres croyants mais de là à former des armées sous l'égide de différents dieux cela remet en question une bonne partie de l'histoire antique."

"Et peut-être même plus si on en croit les récits de tous ces combats, ces hommes et ces femmes possédaient des capacités extraordinaires : le pouvoir de fendre le ciel avec leurs poings et d'ouvrir la terre de leurs pieds."

"Ne me dites pas que vous y prêtez attention Professeur, nous savons que bon nombre d'héros grecs étaient décrits comme des dieux alors qu'il s'agissait uniquement d'hommes normaux mais aux prouesses physiques qui les faisaient sortir de la masse et étaient élevés au rangs de surhomme."

"Si vous le dites..." rétorqua, pensif, le vieil homme.

"Et qu'avez-vous appris d'autres sur ce Valios ? Stratège était un rang élevé, l'équivalent d'un général non ?"

"En effet ! Et cette partie là devrait répondre à vos questions."

"De nombreuses disparitions avaient eu lieu au Sanctuaire, des membres de nos légions avaient disparu comme par enchantement, ainsi que quelques autres serviteurs de l'Athéna. D'après les dires de certains, une lumière intense les avait englobé pour ne laisser que le vide à la place, et cela à différents endroits du Sanctuaire.

Appelé d'urgence par les Oracles, je pris le commandement de quelques hommes pour enquêter sur cette affaire. Certes la puissance de celui qui avait causé tout ceci était assez grande pour passer outre la protection d'Athéna, mais en contrepartie sa source était facilement décelable par les Oracles. Ainsi, suite à une longue méditation ils purent découvrir l'origine de tout ceci : Delphes. Quelle ironie, tout semble me ramener là bas, allais-je là revoir ?"


"Elle ? De qui parle t'il ?"

"Rien de ce que j'ai lu ne l'identifie malheureusement."

"Moi ce qui m'intrigue ce sont ces disparitions. En traduisant le récit du dénommé Lucifer, je pensais qu'il avait été drogué puis emmené dans ce lieu. Mais ici ils parlent de quelque chose qui pourrait se comparer à de la téléportation, tout ceci est impossible voyons !!"

"Et vous n'avez pas encore tout entendu. Ecoutez voir la suite :"

"Arrivé sur place, nous rencontrâmes un Apprenti, ce dernier était gravement blessé et nous expliqua le fin mot de l'histoire."

"Je saute la suite qui n'est qu'un résumé de ce qui est décrit dans les écrits de Lucifer, mais cela fait bien se croiser les deux récits, et de deux sources différentes, mais continuons voulez vous."

"Un tour sur place me permis, en effet, de voir l'ampleur des dégâts. L'odeur du sang écœurait même les plus expérimentés, il n'y avait aucun doute sur la sauvagerie des combats qui s'étaient déroulés ici, l'Apprenti ne mentait pas : "Mais où tout ce monde est passé" lui demandais-je ?

Il me répondit que sitôt les combats contre ces créatures terminés, la plus grande confusion régna ici. Devant l'ampleur des pertes humaines, l'humeur n'était plus à l'affrontement mais à comprendre les raisons de tout ceci. Pendant que certains pansaient leurs blessures ou pleuraient leurs frères disparus, d'autres s'interrogeaient sur l'identité de la monstrueuse créature s'étant enfuit avec le vase.
C'est alors qu'une nouvelle présence se fit sentir. Un homme se trouvait à l'entrée. Vêtu d'une armure rayonnante, il s'approcha lentement du groupe de survivants. L'individu ne déclina jamais son identité parait-il, mais était un envoyé du dieu Hermès.
L'inconnu expliqua que cette créature n'était autre que Python, vaincu par Apollon et enfermé par les dieux ici-même, dans le vase. Mais la protection s'affaiblissant avec le temps elle pu interagir avec le monde extérieur jusqu'à provoquer ces affrontements, assez pour que le sang répandu le libère complétement."


"Un envoyé d'Hermès ? Mais nous sommes en pleine fiction. Si je n'avais pas ces parchemins sous mes yeux je n'y croirais pas !!!"

"Et vous n'êtes pas au bout de vos surprises croyez moi ! Ecoutez la suite."

"J'interrogeais alors de nouveau l'Apprenti sur la raison de l'absence de tout le monde. Il m'expliqua que c'était suite à la conversation avec l'envoyé d'Hermès que tout le monde s'en alla. Ce dernier leur aurait expliqué que personne sur terre ne pouvait rivaliser avec cette bête si ce n'est en l'affaiblissant par ce qui l'avait libéré : le sang.
Il existerait quatre sceaux, un par élément. En les découvrant et en les recouvrant de sang, cela permettrait d'affaiblir Python, assez pour qu'il soit de nouveau enfermé s'il était grièvement blessé.
L'énigme était sybilline comme toutes celles laissées par les envoyés d'Hermes :"


Gardiennes d'un secret longtemps occulté,
Sept créatures se rencontrèrent
Alors que, vaillamment, elles se rendaient
Au lieu de leur repaire.
S'en allant chemin faisant,
Les créatures cessèrent leur voyage,
Stupéfaites de trouver sur le sentier
Une femme à l'allure étrange.
Immobile et silencieuse,
Elle attendait qu'on la questionne
Sur ses yeux bandés de blanc
Et ses mains qui, en équilibre,
Tenaient deux plateaux d'argent.
"Je suis celle qui juge", répondit-elle aux créatures,
"Je connais votre place dans l'ordre céleste".
"Quelle est ma place?" répondirent-elles.
"Asseyez-vous sur un plateau,
Et le destin vous répondra."


Le fier lion fut le premier, et le destin lui répondit :
"Avant le règne de la femme-enfant,
tu brilleras au milieu du métal et de la peau tannée."

La naïade fut la suivante, et le destin lui répondit :
"Privée de ton habitat naturel,
Tu déclineras auprès de l'homme immobile."

Puis vint le tour du taureau, et le destin lui répondit :
"Lorsque se sera endormi le mari d'Amaltée,
Tu réchaufferas le cœur de ceux qui sculptent leur corps."

Le scorpion prit place, et le destin lui répondit :
"Avant qu'une flèche ne soit décochée,
Tu rayonneras auprès de la femme sans jambes."

L'aigle se posa sur un plateau, et le destin lui répondit :
"Quand les cieux ne pourront plus te porter, tu tomberas,
Et ton mausolée sera de vert et de brun."

La salamandre suivit l'exemple, et le destin lui répondit :
"La mort sera ta sépulture, et c'est dans des bras noueux
Que ta chaleur s'enfuira et que tu trouveras le repos."

Enfin, le faune fit de même, et le destin lui répondit :
"Symbole de vie et de vieillesse, il sera ton tombeau,
Lorsque le souvenir de ton existence aura disparu."

Les créatures restèrent perplexes, puis le scorpion,
Plus intelligent que ses compagnons, demanda à la femme étrange :
"Et toi, quelle est ta place dans l'ordre céleste?"
La femme lui sourit et lui répondit :
"Moi? Lorsque le monde t'aura oublié,
Je scintillerai là où les hommes parlent aux dieux."



"Apparement, après une longue interrogation et de nombreux échanges les quatre emplacements furent devinés et dès lors quatre groupes furent ainsi créés et s'en allèrent vers leurs destinations inconnues.
Le jeune Apprenti était resté ici pour veiller les blessés et expliqué la situation aussi tôt que possible."


"Le reste est trop abimé"

"Il nous reste encore beaucoup de parchemins dans ce coffre, peut-être y trouverons nous d'autres informations, qu'en pensez vous ?"

"Tout n'a pas été traduit en effet, jetons un coup d'œil."

Commençant la traduction des autres écrits, le professeur s'exclama.

"Mon enfant, ceci est la plus grande découverte archéologique de ce nouveau siècle !!"

Acquiescent d'un marmonnement, Maria assista alors l'interprétation des nombreux parchemins restants dans le coffre.
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MessagePosté le: Ven Juil 06, 2007 10:11 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le Professeur s’affairait depuis plusieurs heures à la traduction des derniers parchemins du coffre. Ce travail était devenu de moins en moins aisé. L’écriture de leur auteur, Lucifer, parfaitement formée au début du récit, était devenue carrément illisible. Mais au vu des faits qui y étaient narrés - si ceux-ci étaient bien véridiques – il n’était guère étonnant que le Général Lucifer n’eût guère trouvé le temps d’en peaufiner la forme.

Maria avait patiemment attendu que le Dr Klein arrive au bout de sa traduction. Ce dernier lâcha soudainement son stylo, la main tremblante, le regard vide.

"Professeur, allez-vous bien ? Vous semblez prêt à défaillir. Si je suis toujours votre voix de la raison, je vous prie d’arrêter un moment votre traduction et de prendre quelque repos."

"La traduction est finie, Maria. Et je ne peux en croire mes yeux."

"Qu’avez-vous donc appris sur cette étrange histoire ?"

"Bien plus, ma chère enfant. Et j’ai bien besoin de vous pour ne pas croire être simplement devenu fou. Car ce que j’ai ici devant moi est tout à fait incroyable. Mais d’abord laissez-moi vous faire la lecture mot pour mot de ce que nous a laissé Lucifer. Je ne voudrais pas déformer ses dires, plus encore que de par mon approximative traduction. Et je ne veux guère vous influencer dans ce que j’ai à vous montrer. Ecoutez plutôt."

"Moi, Lucifer, je menai donc la troupe des spectres survivants vers le sanctuaire d’Hadès. Les autres clans avaient également quitté Delphes en direction du sanctuaire de leur propre Dieu. Leur mission devait être similaire à la nôtre, telle que l’envoyé d’Hermès nous l’avait appris. Nous devions ainsi rassembler quatre sceaux divins afin d’espérer vaincre la bête immonde.

Une fois sur place, j’abandonnai mes compagnons aux portes du Nekyomanteion. Il me fallait d’abord consulter nos Oracles avant d’agir."


"Encore une mention de ces Oracles. Lucifer dit-il qui ils sont exactement ?" demanda Maria intéressée.

"Pas très clairement, non. Mais il devait s’agir de demi-dieux vu la manière dont il les évoque."

"Et venant d’un guerrier divin « ayant la force de fendre le ciel avec ses poings et d'ouvrir la terre de ses pieds », on ne peut qu’imaginer leur puissance," conclut Maria sur un ton ironique.

"Ecoute plutôt ce qu’en dit Lucifer."

"Je trouvai les Oracles rassemblés sur les marches de notre Temple. Je n’eus même pas à leur apprendre la raison qui m’amenait devant eux. Les événements récents n’avaient pas échappé à leur omniscience. Ils savaient."

Le Dr Klein arrêta son récit un moment.

"Lucifer ne rapporte malheureusement pas les paroles exactes de ces puissants Oracles d’Hadès. Il donne juste la conclusion de cette entrevue."

"Les Oracles m’apprirent la position du sceau que nous cherchions, un tel artefact ne pouvant être invisible à leurs sens. Ils m’invitèrent à m’entourer dans cette quête des autres spectres qui avaient survécu à Delphes. Puisque c’était par nous que Python avait été ramené à la vie, c’était par nous qu’il devait être vaincu.

Je pris alors congé et allai retrouver mes compagnons d’infortune. Je leur transmis le message de nos Oracles et nous prîmes aussitôt le chemin. Certains d’entre nous y trouvèrent en effet le sceau, d’autres y trouvèrent plutôt la mort."


Maria sursauta à ces dernières paroles. Le Professeur lui-même déglutit nerveusement en achevant de prononcer ce mot.

"Que veut-il dire par-là ?" demanda la première.

"Hélas, le récit de Lucifer n’est pas très clair sur ces événements. Peut-être a-t-il préféré en omettre volontairement les détails."

"Car c'est une inscription mystérieuse que nous trouvions. Puis apparu le Gardien du sceau. Ses paroles étaient aussi obscures que les ténèbres qui l’entouraient. Beaucoup payèrent de leur vie la réponse qu’ils lui donnèrent. Ce ne fut finalement pas le plus fort qui en vint à bout, mais le plus clairvoyant."

"S'en sont-ils alors retournés à Delphes pour combattre Python ?" interrogea Maria.

"Oui et non," répondit le Professeur tout en continuant son récit.

"C’est alors que l’envoyé d’Hermès nous apparut. Il nous félicita d'avoir triomphé du Gardien. Il ajouta que les autres clans avaient également pu se rendre maître d’un sceau, et que le temps était donc venu de confronter Python à leurs pouvoirs réunis. L’envoyé d’Hermès nous demanda de nous en retourner vers Delphes."

"L’histoire ne s’achève quand même pas là ?!" s’enquit Maria d’un ton implorant.

"Presque mais la fin est des plus étranges…"

"Mais arrivé sur place, nous ne trouvâmes que les survivants des autres clans, eux-aussi en possession d’un sceau. Aucune trace de Python. D’un commun accord, nous décidâmes en dernier recours d’aller consulter la Pythie. Elle nous apprit que le monstre se trouvait désormais à Rhodes où il semait la terreur parmi les habitants.

C’est alors que la Pythie entra une nouvelle fois en transe et me chargea personnellement d’une bien étrange mission avant notre départ. Confier le récit de ces événements à notre terre bien-aimée. Car selon elle, un jour quelqu’un les retrouvera, oui toi, toi qui lis ces lignes. J’aurai ainsi accompli la prédiction, faire entendre mon récit par delà les siècles et te transmettre ces mystérieux symboles que la Pythie m’a confiés pour toi :"


Le Dr Klein arrêta sa lecture. Apparemment, c’était sur mots que se terminait le récit de Lucifer. A nouveau ses mains tremblaient, et il semblait proche du malaise.

"Dr Klein, calmez-vous un peu. Voici un verre d’eau. Votre lecture est-elle terminée ?"

"Oui, mis à part les étranges symboles que la Pythie auraient mandés Lucifer de nous transmettre."

"Vous ne pouvez les interpréter ?"

"Bien au contraire, mon enfant, lis toi-même et rassure-moi que je n’ai pas sombré dans la folie."

Maria se pencha alors vers la fin du manuscrit et ne put en croire ses yeux en y lisant :

"Go to Rhodes : 36° 10’ 11’’ N – 28° 00’ 06’’ E “
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MessagePosté le: Mar Aoû 21, 2007 10:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Arène de Rhodes, en des temps reculés...

L'homme n'en croyait pas ses yeux. Une fois de plus, il essuya la sueur qui couvrait son front d'un revers de la main, afin qu'elle ne lui fit pas manquer le spectacle qui s'ensuivrait. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là, mais ce qu'il savait, c'est qu'il n'avait jamais vu pareil déchaînement de violence, de corps éventrés par le monstre qui se tenait devant lui. Et à dire vrai, il en avait vu depuis qu'il était employé dans cette arène !

Des soldats aux pouvoir relatés dans les mythes s'étaient succédés, et avaient réussi à affaiblir le serpent-dragon. Mais la fin était proche, et les corps de ces hommes jonchaient maintenant le sol, en vie probablement, mais dont les âmes devaient flirter dangereusement avec les frontières du Styx. A vrai dire, il ne restait plus qu'un guerrier, dans un état qui inspirait à la fois le respect et la pitié par la force dont il devait faire preuve pour se tenir encore debout.

Alors même que ce dernier guerrier s'approchait de la geule béante su serpent, une lumière terrifiante irradia le ciel, alors que se produisit le bruit et l'onde de choc d'une terrible déflagration qui envoya les corps étendus aux quatres coins de l'arène. Le monstre se tortilla sur lui même dans un hurlement qui emplit l'arène, semblant provenir des quatres points cardinaux à la fois.

Le serpent semblait concentrer toutes ses forces sur ses dernières armes, des crocs gigantesques.


*Ainsi tel que nous l'enseignent nos ancêtres, voilà le fauve blessé, à terre. Nul doute que le poids de la mort engourdissant son corps ne le rendra que plus dangereux. Sa rage décuple sa puissance, et il est probable qu'il soit maintenant aussi dur à terrasser qu'avant le début de ces combats*

L'homme finit par comprendre qu'il s'agissait d'un signal pour sa propre survie. Il était temps de partir avant que "Python", comme l'avaient appelé les combattants, ne sentit sa présence, puisqu'en apparence, ce dernier guerrier subirait le même sort que les autres. Il ramassa ses affaires et se mit en route, hâtivement pour aller conter ce qu'il avait vu.
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MessagePosté le: Ven Aoû 31, 2007 11:26 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le mois suivant, un nouveau chantier de fouilles se dressait à ce point précis de l’île de Rhodes. Le Dr Klein avait eu quelque mal à convaincre son université de le laisser abandonner Delphes aussi subitement. Surtout qu’il n’avait guère osé leur parler de ce qu’il avait réellement découvert là et qui justifiait ce départ hâtif et de nouveaux crédits exceptionnels. Comment expliquer sans passer pour fou qu’il était sur les traces de Python, grâce à des coordonnées géographiques laissées par un général d’Hadès ? Officiellement, le Dr Klein était donc là pour confirmer des échanges commerciaux entre Rhodes et Delphes en exhibant des objets échangés entre les deux cités. Seul Maria connaissait la vérité sur ce qui était en jeu.

Sous un soleil de plomb, le Dr Klein surveillait les ouvriers occupés à creuser. Ceux-ci travaillaient en silence, se demandant un peu plus chaque jour pourquoi le vieux scientifique tenait absolument à les voir fouiller là plutôt qu’ailleurs. Personne ne s’était jamais intéressé à cet endroit. Bien au contraire, le soir au coin du feu, certains vieux bergers se mêlaient aux ouvriers pour leur conter d’anciennes légendes sur ces lieux maudits. La morale en était toujours la même, qu’il était bien inconscient de vouloir mettre au jour ce que les Dieux avaient scellé dans cette terre.

Par un beau matin, le Dr Klein fut réveiller en sursaut par Maria. Apparemment, tous les ouvriers avaient subitement arrêté le chantier en jurant de ne plus y remettre les pieds. Leurs derniers mots avaient été brefs, mais éloquents : « Ah, pourquoi n’avons-nous pas écouter les anciens ? Puisse la malédiction de Python nous épargner ! »

Maria n’y avait rien compris, jusqu’au moment où elle s’approcha en compagnie du Professeur du chantier de fouilles resté béant. Une immense dalle de granite y gisait. Celle-ci était ornée d’un serpent hideux en train de mettre à mal une vaste armée. Y figurait une simple inscription en grec ancien : « Python».

Le Professeur se jeta immédiatement au fond du trou pour y saisir une pelle. Comme possédé, il tenta de bouger la dalle pour voir ce qu’elle cachait. Maria l’arrêta aussi vite en le saisissant par le bras.

"Mais que fais-tu donc, Maria, n’es-tu plus impatiente de connaître le fin mot de cette histoire ?"

"Certes oui, Professeur, mais je crois plus raisonnable de d’abord regarder ce que contient ce coffret tout proche."

En effet, non loin de la dalle, un nouveau coffre avait été à moitié exhumé du sol. Maria et le Professeur eurent tôt fait de le dégager et y trouvèrent non sans surprise une nouvelle série de parchemins.

Le soir suivant, le Professeur posa enfin sa plume, encore plus épuisé nerveusement qu’il l’avait été pour déchiffrer les manuscrits de Delphes.

"Alors s’agit-il encore de ce Lucifer, professeur ? Ou de Valios ?"

"Non, Maria, cette fois, il semble s’agir d’un guerrier de Poséidon, un marina, oui c’est le bien mot employé par l’auteur. Son nom était Divados."

"Et bien, si cela est vrai, on dirait bien que tous les dieux de l’Olympe ont du se liguer pour combattre Python."

"Divados fait justement le récit de cette bataille, sans qu’il soit très clair qu’il y ait été présent directement ou non. D’après ses dires, ceux qui avaient malencontreusement libéré Python se retrouvèrent donc tous ici à Rhodes. Comme nous le savions déjà, ils avaient réussi à vaincre le Gardien dans chacun de leur sanctuaire divin. Les quatre Sceaux se trouvaient maintenant en leur possession et ils étaient bien décidés à retrouver Python et à mettre un terme aux ravages auxquels il se livrait ici."

"En voyant cette dalle, je suppose qu’ils ont réussi et que c’est là la tombe de ce monstre."

"Pas exactement non. Divados rapporte que leur première surprise fut de constater que Python restait insensible à la puissance conjuguée des quatre Sceaux divins. Ils n’eurent alors d’autre choix que de le combattre et beaucoup succombèrent dans d’atroces souffrances lors de cette attaque de front.
C’est à ce moment que l’envoyé d’Hermès leur apparut à nouveau et prit la parole. Par quelques propos énigmatiques, il fit comprendre aux plus rusés que la force de vie de Python n’était pas concentrée en sa seule tête."


"Ce qui veut dire ?", demanda Maria très intéressée.

-"Eh bien, ce n’est pas expliqué très clairement, mais il semblerait que son corps ait été constitué de plusieurs parties autonomes. Il leur fallait vaincre ces entités séparément pour triompher de Python. Celles-ci étaient bien moins fortes que le monstre lui-même, mais contribuaient à sa puissance incommensurable."

"Et le monstre ne les attaqua pas pendant qu’ils le découpaient ainsi en morceaux ?"

"Apparemment pas, car c’était là le pouvoir des quatre Sceaux. Python se trouvait comme hypnotisé par eux. Ni les Sceaux, ni les guerriers divins ne pouvaient le détruire directement. Mais les premiers laissaient son corps à la merci des seconds sans qu’il ne puisse rien y faire."

"Cette dalle est donc bien sa tombe, comme je le disais précédemment."

"Malheureusement, non, te dis-je. Ecoute les derniers mots de Divados :

"A la fin, Python se vit priver de sa dernière entité vitale. Bien peu parmi les guerriers rassemblés là tenaient encore debout. Usant de leur faible cosmos, les survivants se portèrent alors au devant du monstre. C’est cette maigre puissance amplifiée par les Sceaux divins et leur espoir immense en l’avenir qui accomplit finalement un miracle. Python fut ramené à sa prison souterraine, prison qui fut marquée de la dalle la plus résistante pour survivre à l’usure du temps.

Mais l’envoyé d’Hermès ne les laissa pas célébrer cette victoire totalement :
« Marinas, Spectres, Chevaliers, Anges, vous avez ensemble triomphé de Python, mais soyez sûr de son retour. Car si les hommes se détourneront des Dieux, ils ne se détourneront jamais des guerres. Un jour, certes lointain, Python aura reçu assez de sang répandu sur cette terre pour retrouver ses forces maléfiques. Et ce jour-là, priez pour que vos descendants se liguent contre lui comme vous l’avez fait aujourd’hui. Sans vous, guerriers divins, le monde finira bien par sombrer sous les crocs de Python.»

Et c’est pour cette raison que moi, Divados, ai livré à la Terre ces manuscrits. Toi qui lis ces lignes, tu as dû trouver la prison du monstre. J’espère qu’il n’est pas trop tard. Puisses-tu rassembler les guerriers divins de ton temps avant que Python ne soit à nouveau libre..."


Sur ces mots, le Professeur faillit s’évanouir.

"Maria, qu’en penses-tu ? Nous faut-il croire en cette légende ? Si oui, comment trouver ces guerriers au cosmos capable de miracles."

C’est à ce moment qu’un grand cri retentit. Maria se jeta aussitôt à l’extérieur et le Professeur oublia toutes ses peurs pour la suivre dans la nuit profonde. Au fond du trou qui abritait la prison rocheuse de Python, ils trouvèrent un de leurs ouvriers. Sa curiosité l’avait finalement emporté sur sa peur et il était revenu pour prendre le coffret qu’il avait aidé à dégager ce matin-là . Certainement dans l’espoir d’y trouver quelques richesses antiques…

Mais il n’eut guère le temps d’expliquer sa présence plus avant, car tout à coup le sol se mit à trembler. Maria et le Professeur comprirent aussitôt en voyant que l’ouvrier s’était blessé en tombant. Un peu de son sang avait pu s’infiltrer autour de la dalle ! Le grondement s’amplifia et sous les yeux apeurés de l’ouvrier, la dalle explosa littéralement. Heureusement pour lui, il n’eut guère le temps de réaliser ce qui se passait que déjà une gueule immense émergeait du sol, le dévorant au passage.

C’en était trop pour le Professeur Klein qui s’évanouit aussitôt à cette vision d’horreur. Maria, par contre resta stoïque face au monstre. Ce dernier se dirigeait pourtant vers elle, avide de ce sang qui lui redonnerait encore plus de forces.

"Python, te voici de retour sur cette Terre. Et cette fois aucun guerrier divin n’est ici pour t’arrêter. Sache que beaucoup ont succombé au cours de la dernière guerre sainte. Leur sang a coulé pour protéger cette terre, et je suis sûr que tu en as bien profité pour te rassasier."

Python n’était plus qu’à quelques mètres de Maria.

"Mais sache aussi que tous ces combats ont épargné ma vie, à moi, Maria, ou quel que soit le nom sous lequel je me dissimule parmi les mortels. Oui, moi, Athéna, je suis bien ici sur cette Terre, ici en ces lieux grâce au Professeur Klein. Et devant une Déesse, c’est la mort éternelle que tu trouveras !"

Maria concentra alors un immense cosmos en ses doigts d’apparence pourtant si frêles. Elle projeta cette énergie en avant et, en un instant, Python en fut comme désintégré...



A l’Hôpital de Rhodes, le jour suivant, Maria se tenait au chevet du Professeur Klein. Ce dernier dormait depuis de longues heures, mais finit enfin par se réveiller.

- Maria, mon enfant, tu es là…mais…mais, où suis-je donc?

- A l’hôpital de Rhodes, Professeur.

- Mais que dis-tu là ? Je n’en ai aucun souvenir. Nous étions pourtant à Delphes.

- En effet, mais rappelez-vous. Vos fouilles vous ont suggéré une possible connexion commerciale entre les deux cités. Vous avez donc demandé de nouveaux crédits pour ce deuxième chantier.

- Cela me rappelle vaguement quelque chose en effet. Mais cela ne m’est dit pas ce qui m’est arrivé exactement.

- Rien de grave professeur, j’ai préféré vous amener ici par simple mesure de précaution … , vous avez été mordu par une petite vipère…
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